
L’historique de cet art martial n’est pas facile, en effet elle est ponctuée de nombreuses légendes et incertitudes liés aux traductions des idéogrammes et aux qualificatifs différents. Il est impossible de ramené sa filiation en un seul point.
Ce
pourrai être en Inde, il y a plus de deux milles ans, qu’une méthode guerrière
prit naissance. Cette dernière pourrait avoir inspiré le karaté actuel.
Un
moine bouddhiste nommé Bodhidharma, Darhuma pour les Japonais et Ta-mo pour
les Chinois, fondateur du bouddhisme zen avait mis au point une méthode, appeler
Ekkin kyo ou Shaolin-zu-kenpo, qui devait servir à ses disciples comme moyen
de récupération des effets néfastes de leurs nombreuses heures de méditation
en posture immobile. Lorsque ce moine arriva en Chine au temple de Chao-lin,
ses enseignements et sa discipline étaient si dure et si sévère, que, dit-on
les disciples s’évanouissaient les uns après les autres. Il leurs aurait dispensé
sa méthode d’éducation physique et mentale pour les endurcires, mais aussi pour
leurs permettre de se défendre des voleurs qui hantaient les montagnes ou ils
vivaient.
Le
« Te » se serait développé au nord et au sud du Yang-Tseu-Kiang sous
deux formes.
La
boxe du sud, ayant beaucoup de techniques des membres supérieurs, courtes et
avec peu de déplacements, l’entraînement se faisant avec puissance en mettant
l’accent sur le renforcement des muscles et des os.
La
boxe du nord utiliserait des déplacements longs et des techniques comportant
de grand mouvement en avant et en arrière, parfois des sauts.
Au
xv éme siècle sous la dynastie Ming le développement du commerce s’accroît.
La méthode du Bodhidharma ce combine avec les différents arts de combats locaux
d’où naquit ce que l’ont appellera Okinawa-te.
Il
a fallut attendre l’an 1609, l’invasion du royaume de Ryuku (Okinawa) par les
Japonais et l’interdiction du port des armes imposé par les Satsuma (seigneurie
japonaise), pour accélérer le développement du « Te » sous sa forme
la plus violente, dans le but de tuer à main nue.
Le
temple de Chao-lin fondé en 495, situé au nord du Yang-tseu-kiang, est célèbre
compte tenu du mythe du passage du moine Bodhidharma. Les différentes
dynasties amenèrent de nombreux de résistants. Un grand nombre d'entre eux s'entraînèrent
aux arts martiaux. Ce temple fût brûlé au cours du XVII éme
siècle par l’armée de l’empereur Ts’ing et les adeptes du temple se dispersèrent.
Suite
à la meilleure communication des différents courant, le chao-lin Kinan( arts
de combat pratiquer au temple de chao-lin) aboutira à la pratique de ce que
l’ont appelle le « To-de » (la main de Chine)
Le
xIx éme siècle fera ressortir trois styles qui prirent le nom de leur
village le Shuri-te, le Tomari-te et le Naha-te.
Au
xx éme siecle, A.Itosu réussira à faire entrer le karaté dans les écoles en
complément à l’éducation physique. Il créera de nouveaux Kata et en transformera
d’autres dans le but de les rendre plus éducatif. Le démarrage du Karaté moderne
était lancé.
D’autre
modification furent apportées par le fils de maître Funakoshi, Yoshitaka il
introduisit des exercices de combat, par la suite le Karaté se développa
avec la grande migration des experts.
Anko
Itosu écrit dans un manuscrit : « le karaté n’est un produit ni du
confucianisme, ni du bouddhisme, il provient de la Chine »
L’idéogramme
« Kara » signifiant vide sera utiliser par maître Funakoshi vert 1930
pour des raisons nationalistes ( To= Kara=Chine ) il transformera ainsi la main
de Chine, en la main vide « Karaté » il ajoutera le suffixe Do
la voie. Karaté-Do